La Beauté est un Mode de Vie

P U B

Sugar Addiction

Sugar Addiction



Sommes-nous tous addict au sucre ?


Nous pourrions répondre “oui” sans une once d’hésitation.


Car les grands enfants que nous sommes ne peuvent s’empêcher de fondre devant un pot de Nutella, un macaron Pierre Hermé ou un cupcake à la violette…


Pouvons-nous vraiment résister à la tentation, doser nos frénésies sucrées et garder une ligne svelte ? On vous dit tout.




Difficile de résister à l’appel du sucre et ce, quelle que soit l’heure de la journée.

Parce que le goût sucré, sous toutes ses formes, est une source de jouissance gustative et de grand réconfort.

Un coup de stress ?

Hop, un carré de choco et ça repart.

Un coup de blues ?

Hop, un paquet de Granola englouti en moins de 20 minutes.

Quel pied ! Sommes-nous pour autant des drogués du sucre ?

Voyons ça d’un peu plus près.


Les papilles gustatives de notre langue sont constituées de plus de 8000 bourgeons gustatifs, eux-mêmes dotés de récepteurs capables de détecter les molécules qui suscitent un goût sucré.

Selon différentes études, notre attirance pour le sucré existerait dès la vie utérine.

Comme le souligne Annick Faurion, neurophysiologiste de la gustation, “le bébé perçoit, avec son système gustatif, des différences de concentration de glucose sanguin (…).

Le rapport affectif avec la saveur sucrée est donc acquis très tôt”. Pourtant, il semblerait que cette attirance pour le goût sucré s’estompe avec l’âge, pour différentes raisons : dégradation de la salive, diminution du nombre des bourgeons gustatifs, dévitalisation des quenottes… (hum, ça fait rêver).

Bon très bien, mais suis-je pour autant une droguée si je carbure au sucré ?

Non. Même si le sucre active les mêmes zones du cerveau sur les drogues : dopamine, endorphines…

Ces circuits du plaisir sont activés par le sucre, c’est certain.


Alors, dépendance ?

Pour Jean-Michel Lecerf, chef du service de nutrition de l’Institut Pasteur à Lille, “ce n’est pas si simple. Il faut tenir compte de tous les aspects affectifs, psychologiques mais aussi relationnels et sociaux qui interfèrent sur le comportement de l’homme et ses choix alimentaires”.


Bien sûr, nous nous ruons sur notre madeleine de Proust, celle qui va nous faire du bien, chasser nos angoisses, nous apporter du réconfort quand on sent un vide ou une tristesse, par exemple.

Mais ce n’est pas pour autant que nous sommes addict !

D’ailleurs, si le sucré entraînait la même dépendance que les drogues, il faudrait augmenter les doses pour obtenir l’effet recherché, à savoir le nirvana.

S’il s’agissait d’une drogue pure et dure, il faudrait également nous sevrer ; hors, le sevrage n’existe pas… même pour les plus gourmandes et gloutonnes d’entre nous.

“Dans l’addiction, une composante importante est celle de la dépendance et des symptômes physiques et psychiques de manque quand il y a sevrage.

Ceci n’a jamais été observé à l’arrêt de la consommation d’un aliment, quel qu’il soit, sucre compris.

Vous pouvez être habitué à boire 1 litre de Coca-Cola par jour et, arrêter du jour au lendemain sans malaise, contrairement à l’arrêt de la drogue, de la cigarette ou de l’alcool”, illustre Jean-Michel Lecerf.


Enfin, les énormes pulsions qui nous feraient vider les placards se manifestent plutôt en fin d’après-midi ou dans la soirée et non le matin, comme c’est le cas pour les drogues comme la nicotine.

Ouf, nous ne sommes pas des droguées, nous sommes sauvées !


Par contre, attentions mesdemoiselles si vous faites des régimes à gogo : en bannissant de votre alimentation les aliments gras et sucrés, vous êtes en restriction alimentaire et vous êtes confrontées à des dégradations de l’humeur et à des pulsions vis-à-vis des aliments “interdits”.

Là, on approche d’un comportement similaire à l’addiction…

Le conseil de Jean-Michel Lecerf est sage et nous devrions toutes en prendre de la graine : “Il faut retrouver le plaisir lié à l’alimentation et intégrer ce plaisir dans nos comportements alimentaires”.


Alors, comment trouver le juste équilibre ?

Comment ne pas tomber dans le grignotage non-stop, ne pas se priver, continuer de se faire du bien sans trop en prendre un coup à la silhouette ?


Quelques astuces pour gérer notre gourmandise :


-       arrêter de penser que le sucre fait grossir et qu’il faut l’éradiquer.

Arnaud Cocaul, médecin nutritionniste, nous rassure : “Dans un régime, ce qui importe, c’est de ramener les apports énergétiques à un niveau cohérent avec la dépense énergétique. Les interdits et la suppression de tout plaisir sont inopérants”.

-       se “goinfrer” parce qu’on a un petit creux et non parce qu’on se roule les pouces, qu’on est au bord de la crise de nerf ou qu’on se sent seule comme une pauvresse.

-       pensez à avoir un minimum d’activité physique. Rappelez-vous l’équilibre entre les apports et les dépenses énergétiques…

-       ne pas hésiter à substituer le sucre aux édulcorants, de bons coups de pouce si on est accroc à dix sucres par jour dans sa tasse de thé ou de café.

-       réserver les boissons et pâtisseries en tout genre pour les occasions… Comme toute bonne chose, on les apprécie plus quand elles sont rares….


Bon à savoir : les adultes consomment environ 92,3 g de sucres par jour, contre 100 g pour les enfants et 105 g pour les ado. Les sources de sucre consommées par les adultes sont principalement les sucreries, les fruits, les produits laitiers et, enfin, les pâtisseries en tout genre.


Source : Les entretiens de Bichat, édition 2010, conférence de presse “Goût sucré : le plaisir sans addiction ?”

Vous souhaitez partager cet article ?

Bookmark and Share

Egalement dans le même esprit :

4 commentaires sur “Sugar Addiction”

  1. PASCAL dit :

    Il est trés difficile de décrocher du sucre. en fait ils en mettent de partout et il ny a pas besoins d’augmenter la dose ya longtemps qu on est a saturation et si on en a envie plutot l’apres midi c’est que pendant la nuit notre corps a des pic de glycemie qui nous empeche de nous lever affamé.
    LE SUCRE EST UN EMPIRE ECONOMIQUE et ils ont a leur service une armée de nutritioniste qui prennent bien soin de tout minimiser.

  2. Cynthia dit :

    Bonjour,

    Pour une nouvelle série d’émissions de reportages diffusée sur NT1 en Prime Time, nous recherchons différents témoignages sur le thème des addictions.
    Ainsi, nous sommes à la recherche d’une personne accro au sucre et aux bonbons.
    N’hésitez pas à me contacter au 01 41 41 46 74 ou par mail : ccarasco.cpi@tf1.fr

  3. Sophie KUNE Sophie KUNE dit :

    Tu as bien raison de le souligner Tiuscha.
    Mais après, quel labeur pour se défaire de cette addiction !
    Crois en une “Haribo addict” qui porte tout sur
    ses fesses ;-)

  4. Tiuscha dit :

    Il y a une bonne raison à cette addiction : c’est que notre environnement pré-natal et juste après la naissance nous porte avec le sucré, notamment avec le lait maternel, nous sommes “prédisposés” au goût sucré :
    http://www.fureurdesvivres.com/news/le-sucre-un-gout-inne

Laisser un commentaire

ou en remplissant les champs suivants :

Joindre une image

Vous pouvez ajouter des images à votre commentaire (jpeg ou gif). Un lien sera visible dans la zone ci-dessus.