Manger pizza, pancakes, pâtes et tout un tas d’autres choses agréables sans subir une contrepartie de poids sur la balance, on en rêve toutes !
Réginald Allouche l’a fait !
Qui ça ?
Un diabétologue, fondateur de Kot, une marque d’aliments bons qui nous veulent du bien !
J’avais envie en guise de préambule, de publier ces quelques mots issus du dossier de presse que livre le Dr Allouche, diabétologue, qui éviteront tout de suite de penser qu’il ne s’agit « que » de substituts de repas ou de produits hyperproteinés…
Le concept est d’essayer de proposer les mêmes plats que dans la cuisine traditionnelle mais moins gras, moins salés, moins sucrés, et riches en protéines pour leur effet satiété.
En 1998, le Dr Allouche fonde donc KOT avec son désir de proposer tous les produits classiquement interdits aux diabétiques, puis à toutes les personnes en surpoids, pour qu’elles puissent se nourrir sans frustration, donc sans trop de pulsions boulimiques, et sans perdre leur capital musculaire et osseux.
Depuis, les produits ont fait des petits avec toujours cette obsession : inventer une alimentation moins grasse, moins sucrée et plus variée.
D’où une vingtaine de nouveautés mises au point chaque année, dont 12 resteront en permanence au catalogue.
« En créant Kot, j’ai voulu permettre à tous ceux qui sont contraints à un régime – pour cause de diabète par exemple, de cholestérol ou de surpoids – de se nourrir – presque – normalement.
Eux aussi rêvent de pizzas, de pommes dauphine ou de glaces au chocolat. J’ai donc mis au point des aliments qui leur permettent de suivre leur régime sans frustration ni mauvaise conscience. J’ai rendu l’interdit possible, la transgression sans risque.
Mais je pense que nous ne sommes aujourd’hui, qu’à l’aube de cette nutrition raisonnable, raisonnée et personnalisée.
Je vois avec bonheur de nouveaux patients qui consomment régulièrement les produits Kot, même si ils ne sont pas au régime car ils les trouvent savoureux et variés.
En outre, ils empêchent, grâce à un bon indice de satiété, les fringales en cours de journée, qui nous précipitent sur n’importe quelle sucrerie à indice glycémique élevé.
Mes travaux n’en sont pas pour autant terminés. Je veux encore optimiser cet indice de satiété afin que la faim ne soit plus un obstacle à une perte de poids.
Je fais également un rêve… d’ailleurs en voie de réalisation : grâce à des tests très pointus on sera bientôt capable de connaître les personnes prédisposées au diabète, à la prise de poids, aux maladies nutritionnelles, et d’analyser les interactions entre génétique et nutrition (c’est la Nutrigénomique).
Ainsi chaque patient pourra absorber les aliments qui lui conviennent le mieux, pour lui permettre d’être au top de sa forme…et non pas de ses formes ! »
Je Suis unique : On parle souvent de « junk food » diététique car vous proposez des pizzas, des cookies … est-ce exagéré ?
Réginald Allouche : En fait, on a pris le problème à l’envers.
Les jeunes mangent une nourriture mal fabriquée.
On n’est pas obligé de faire des pizzas hyper grasses.
Mais si on les travaille et qu’on les regarde autrement, c’est un plat équilibré.
D’ailleurs à l’origine, la farine était complète et c’était un plat de pauvres …
On peut l’appeler junk food mais en fait ça ne l’est pas, comme les pommes noisettes, les crêpes…
On n’est pas obligé de les faire à l’huile de palme !
Notre régime n’est pas hyper protéiné, mais normo protéiné, car il faut garder 1g de protéine par kilo et par jour (50kg= 50g de protéines/J).
Les 3 caractéristiques d’un produit de régime sont : être bon, être constitué de nutriments et d’ingrédients de bonne qualité, et être satiétant.
JSU : A votre avis, quelle est la source n°1 de prise de poids des femmes ?
RA : Les oméga 6 ! Pour grossir, il faut plusieurs choses : un terrain, un problème dans la vie et une alimentation particulière.
J’ai découvert le « tout psychologique » dans le bouquin d’Amélie Nothomb où avoir du gras, c’est comme ne jamais être seul.
Moi, je ne peux pas régler le problème psycho, mais nous avons une bonne méthode, les bons produits.
Pour régler le remplissage, on peut aller voir le psy mais aussi utiliser la satiété : au lieu de se taper une barre de céréales ou de chocolat, on peut se taper un Kot.
Et je peux vous dire que la faim ne revient pas tout de suite ! Je vous mets au défi de manger 3 de nos pancakes de suite.
La boulimique ne pourra pas aller si loin que ça !
Une piste : souvent les gens souffrent de hernie hiatale, un petite trouble de l’estomac qui fait qu’on a souvent faim, et ça se soigne.
Mais il faut dire aux gens d’arrêter de faire des repas de fêtes tous les jours : saumon chaque semaine, apéro quotidien…
JSU : Reparlez-moi des omégas 6 que vous avez dans le collimateur…En quoi sont ils responsables de la prise de poids ?
RA : Dans les acides gras, on fustige les acides gras saturés et les hydrogénés.
Dans les insaturés il y a les 3, les 6 et les 9.
On dit toujours qu’ils sont bons mais les 6, eux, issus du tournesol, du soja et du maïs, dont on disait qu’ils étaient protecteurs du système cardio-vasculaire, sont inflammatoires et favorisent la prédisposent les cellules souches à devenir des adipocytes, les cellules graisseuses.
Ce qui prépare un terrain favorable à la prise de poids.
Aujourd’hui, même la viande et le lait sont riches en oméga 6 puisque les vaches mangent du maïs !
Il faudrait privilégier les yaourts de brebis qui, elles, ne mangent pas de maïs et enrichir son alimentation en oméga 3 car ils s’opposent aux omégas 6.
Pour que l’équilibre entre les deux soit bon, il faudrait manger 1 oméga 3 pour 1 oméga 6.
En France on en est à 1 pour 18, et aux US 1 oméga 3 pour… 50 omégas 6 !!
JSU : Vous êtes diabétologue, quel est le rôle du sucre dans la prise de poids ? Vos produits répondent ils à une certaine addiction ?
RA : Le sucre est évidemment très important puisqu’il entraîne la production de l’hormone insuline qui favorise la lipogenèse, c’est à dire la création de gras.
Mais on ne peut pas vivre sans sucre, c’est la joie, le dynamisme.
On sait aujourd’hui que tous les sucres n’ont pas le même effet sur la production de l’insuline : c’est le principe de l’index glycémique.
Des pâtes trop cuites c’est 80 au lieu de 50 quand elles sont al dente.
Une baguette tradition c 50, classique c’est 80 et kot c’est 30.
Cela évite le pic d’insuline qui crée l’envie de sucre.
Ca change tout !
Chez nous on peut se permettre un repas sucré sans que ca change quoi que ce soit car les index glycémiques sont très bas, ce qui évite à l’insuline de s’emballer.
Idem pour le petit signal sucré à la fin du repas dont certains ont besoin : cela entretient l’impression de faim à cause de la production d’insuline que le sucre ingéré provoque.
Sauf si l’index glycémique est bas.
Tous les bien pensants qui critiquent les régimes ne proposent pas de solution.
Il faut éduquer les gens.
Quand ils ont compris, ça marche.
JSU : Parlez-moi un peu de plaisir….
RA : C’est primordial ! Sans plaisir, pas de vie !
On ne peut plus conduire comme on veut, prendre l’avion sans se déshabiller, plus fumer, plus boire….
L’alimentaire est le dernier espace de liberté, c’est pour ça que les frustrations s’y expriment !
Et il commence maintenant aussi à être « culpabilisé ».
C’est bien beau de dire de manger 5 fruits et légumes par jour, mais vous les avez vus les tomates pousser hors sol sur des cagettes ?
Ils n’ont plus ni goût ni nutriments !
Et il n’y a même pas eu de fléchissement des courbes d’obésité depuis le début de cette action.
Les solutions ne sont pas là, ni dans la culpabilisation…
JSU : Cette interview est destinée à la rubrique « je savoure ». Qu’est-ce que cela vous inspire, une rubrique « je savoure » sur un site de beauté ?
RA : C’est du bon sens.
Pour une femme aujourd’hui, il y a ce qui est facile (acheter une crème) et ce qui est difficile : être en comparaison avec les nymphettes de 14 ans des magasines dont la caractéristiques première est d’être mince.
Donc, la nutrition est partie intégrante de la beauté.
D’ailleurs les référentiels visuels de nos boites sont les mêmes que ceux de la cosméto.
JSU : Quel lien se fait entre plaisir et beauté ?
RA : La beauté appelle le plaisir et le plaisir se conçoit avec la beauté.
Il est rare de fantasmer sans plaisir.
Le côté phantasmatique est forcément lié à la beauté.
Je dis souvent que le problème n’est pas de perde 10 kilos mais d’être en harmonie.
Parfois on élargit les hanches et les épaules pour retrouver cet équilibre.
Pour y arriver, il faut 20% du boulot… et 80% d’imaginaire. C’est l’image qui compte, l’image de soi…
JSU : Diriez-vous que le plaisir est le contraire de la frustration ?
RA : Même pas (certains prennent du plaisir dans la frustration) le plaisir c’est un état.
Certains, dans des situations difficiles, peuvent quand même trouver le plaisir.
Il faut se mettre dans une posture où l’on tend vers le plaisir.
Nous voulons susciter le plaisir et pas ni l’interdit ou le devoir.
Parce que c’est bon l’interdit ! Là on est dans le désir !
Nos questions à Florence Massiera, directrice de recherche chez Kot et chercheur en nutrition, spécialiste du métabolisme du tissu adipeux.
JSU : Comment définir la « méthode KOT » ?
FM : Il s’agit d’un programme minceur hypocalorique équilibré, à faible index glycémique et compensé en protéines à haute valeur nutritionnelle.
L’efficacité sur la perte de poids, la perte de masse grasse, la diminution du tour de taille et la réduction de la taille des adipocytes (les cellules responsables du stockage des graisses) est scientifiquement validée dans le cadre de deux essais cliniques réalisés dans les services de nutrition de renommée mondiale d’hôpitaux parisiens.
Elles reposent sur un protocole d’amincissement et sur un protocole de stabilisation pondérale.
Le concept intègre l’offre de conseil et de suivi diététique gratuit réalisé par une diététicienne diplômée pour une prise en charge nutritionnelle au cas par cas et une gestion de poids à long terme.
JSU : Diriez-vous qu’il s’agit d’un régime ?
FM : Par son concept global, la Méthode KOT garantit une observance et une efficacité qui la place bien au delà de la simple notion de régime.
Il s’agit en effet d’un programme minceur équilibré, à la fois hédonique et pratique mais nous préférons cependant utiliser le terme d’”Approche Nutritionnelle Personnalisée pour la perte de poids”.
JSU : Les recettes
FM : Elles sont plus riches en protéines (satiété et préservation de la masse musculaire, acides aminés essentiels), nous l’avons vu mais aussi plus riches en fibres pour faciliter le transit intestinal, ainsi qu’en calcium pour protéger le capital osseux.
Elles sont pauvres en graisse, avec un bon rapport Oméga 3/Oméga 6, pour préserver le système cardio-vasculaire.
Elles sont pauvres en sucres et glucides en tous genres qui ont la fâcheuse tendance à être stockés dans nos cellules adipeuses.
Elles sont même appauvries en fructose car on vient de découvrir que ce sucre, pourtant traditionnellement conseillé aux diabétiques, favorisait les pics glycémiques.
Elles contiennent enfin le moins possible de sel afin de contrôler l’hypertension qui accompagne souvent le surpoids. Les protéines qui stimulent la synthèse du glucose par l’intestin grêle ce qui envoie un signal de satiété via le cerveau.
Les glucides bien choisis, c’est-à-dire à IG bas. Plus lentement leurs sucres passent dans le sang plus puissant est leur pouvoir satiétogène. Les fibres gonflent dans l’estomac (effet de réplétion), et en plus ralentissent le passage du sucre dans le sang.
Mais le Dr Allouche va plus loin encore en essayant de comprendre, pourquoi, avec un régime, certains grossissent, d’autres maigrissent, d’autres gardent un poids stable…
Question de « terrain », de gènes évidemment.
JSU : Pour finir, un programme type chez KOT, ça ressemble à quoi ?
FM : Le bilan est établi par la diététicienne sur la base de différents critères pour la détermination de l’objectif de perte de poids.
Le programme est constitué de deux étapes :
- Une période d’amincissement : la phase intensive (1 à 4 semaine en moyenne)
- Une période de stabilisation pondérale : la phase progressive (1 à 2 fois la durée de la phase intensive)
La durée du programme varie selon l’objectif de perte de poids.
*Une journée type, phase intensive
1 Pancake aux pépites de chocolat KOT, 2 pêches, 1 Boisson (thé, café)
Salade de pousses d’épinards à la vinaigrette Omelette Minceur BIO saveur provençale KOT Crème dessert vanille KOT accompagnée de fruits rouges
1 Smoothie Mangue-Passion KOT, 1Boisson (thé, café)
Poivrons grillés et filet d’huile d’olive Escalope de veau et champignons persillés, 1 yaourt parfumé 0%
*Une journée type, phase progressive
1 Crêpe si peu sucrée nature KOT, 3 prunes reine-claude, 1 Boisson (thé, café)
Salade de tomates et concombres sauce vinaigrette Pasta K à la tomate KOT Ratatouille, Brochette d’an à la cannelle
1 Pochon de cookies à la nougatine KOT, 1 Boisson (thé, café)
Salade de mâche et rondelles de radis sauce vinaigrette Pavé d’espadon aux citrons confits, Julienne de légumes à la ciboulette Fromage blanc à la vanille 0%
Infos sur le site. Show room KOT, 67, boulevard de Courcelles, 75008 Paris Tél : 01 56 33 15 10 mais également en pharmacies et parapharmacies.
On apprend beaucoup dans cet article et notamment sur la question du sucre !
Pour la “sugar addict” que je suis, cela donne vraiment à réfléchir.